09 décembre 2008

Brozengo lance sa version mobile

Brozengo, le premier moteur de recherche local de bonnes affaires et de magasins de proximité (dont j'avais parlé dans ce post) a annoncé ce matin au Web 08 le lancement de sa version mobile.

 cette déclinaison nomade du site permettra donc aux consommateurs d'être accompagnés dans leurs virées shopping. Ce service mobile leur permettra de gagner du temps en étant bien informés sur la localisation et toutes les informations nécessaires pour se rendre facilement dans les magasins et acquérir les objets convoités.

Le lancement de cette version mobile est très malin à deux points de vue selon moi. 
Il l'est tout d'abord compte tenu du fait que tous les freins à la consommation de web mobiles sont entrain de sauter: Lancement de plus en plus nombreux de terminaux ergonomiques (type Iphone) facilitant le surf; multiplication de forfaits intégrant l'accès  illimité à l'internet resolvant le frein lié au coût de la connection mobile; développement rapide de contenus mobile.
Il l'est par ailleurs parce que le service proposé par le site, un moteur de recherche de magasins de proximité, est complètement cohérent avec une utilisation d'internet via un mobile.

Pour plus de détail, l'interwiew de Jean Michel Maurer, un des deux fondateurs de Brozengo, est disponible en cliquant ici

02 novembre 2008

Les enjeux de Facebook et des réseaux sociaux

L'excellent médias sociaux nous a sorti deux articles bien polémiques sur l'avenir de Facebook.


L'un, très positif, nous explique le succès de Facebook. Cédric Deniaud, son auteur, base ce succès sur le nombre élevé de membres et en trouve la raison dans le fait que Facebook est une sorte de réseau des réseaux qui regroupe en un seul endroit tous les outils que les autres peuvent proposer.

L'autre article prend le contre pied et Fred Cavazza, son auteur, nous explique les raisons de l'échec de Facebook:
- Le site n'est plus hype car trop de monde l'utilise
- La concurrence est très rude, et certains acteurs de l'univers des réseaux sociaux sont bien plus puissants que Facebook.
- Le leadership technologique de Facebook est remis en cause par cette même puissance de certains concurrents
- Facebook n'a pas trouvé de solution profitable de monétisation de son audience

Les deux articles sont donc volontairement polémiques et Fred Cavazza lui même nous dit que la réalité de Facebook se situe probablement entre les deux points de vues.
Sans prétendre expliquer la réalité de Facebook, voici mon point de vue sur le site que je vais présenter sur la base des arguments des deux bons articles de Cédric Deniaud et Frederic Cavazza.

On ne peut être que d'accord avec Cédric Deniaud sur le fait que Facebook est un formidable succès d'audience. Il est rare en effet en à peine plus d'un an de parvenir à recruter 100 millions de membres et d'atteindre des niveaux d'audience plus élevés chaque mois (près de 6 millions de visiteurs uniques en France en septembre - source Nielsen Netratings). Outre le fait que les internautes sont très nombreux tous les mois à venir sur le site, leurs sessions sont beaucoup plus longues que sur la plupart des autres sites.
Je suis d'accord avec l'argument avancé par Cédric pour expliquer ce succès: la dimension "protéiforme" de la plateforme qui la rend pratique et convivale. La théorie du "syndrome du canard" et donc de mon point de vue un peu boîteuse ;-) puisque je pense que la dimension multi fonctions de Facebook contribue à son succès d'audience.
Je suis d'accord avec Frédéric quand il dit que la dimension mass que prend le site peut le pénaliser en lui faisant perdre sa dimension hype et en l'associant à des populations dans lesquelles d'autres ne se retrouvent pas.
Le succès d'audience pour ce type de site est aussi toutefois source de cercle vertueux. C'est ce qu'on appelle le network effect: je m'inscris là parce que la plupart de mes amis y sont déjà.
Là où je rejoins complètement Frédéric Cavazza est sur les deux points suivants:
- La concurrence. Elle est féroce en disposant de fortes audiences et de gros moyens et constitue une vraie menace pour Facebook. 
- L'absence de modèle économique profitable à ce jour. C'est de mon point de vue l'enjeu clé de Facebook. Comment monétiser cette énorme audience qui permettra au site de se développer aussi bien d'un point de vue technologique  que marketing?
Trois possibilités pour Facebook pour gagner de l'argent:
- Développer des services/des applications payants. Certains réseaux sociaux, comme Linkedin, le font. Mais ils l'ont souvent toujours fait et sont donc probablement plus légitimes que Facebook dans ce domaine.
- Mettre à disposition d'autres acteurs (médias et annonceurs) son savoir faire technique pour les aider à développer cette dimension communautaire qui devient clé pour conserver/créer du lien avec les consommateurs. Il y a un vrai besoin là dessus de la part des acteurs pré cités. Ceci peut donc être un modèle économique viable. Il est cependant risqué puisque source de cannibalisation pour Facebook.
- Le 3ème modèle économique, le plus évident et le seul actuel du site et  bien sûr la pub. Facebook a d'énormes atouts face à ce modèle:
son audience est donc très élevée et les sessions des utilisateurs sont très longues.
les utilisateurs fournissent beaucoup d'infos sur ce qu'ils sont, font et sur ce que sont leurs centres d'intérêts. Cet aspect là est bien sûr aussi risqué pour Facebook puisque très anxyogène pour les utilisateurs, comme l'a montré le scandale provoqué pa le projet Beacon l'an passé. D'un autre côté, des acteurs comme Google parviennent très bien à exploiter les quantités énormes d'informations fournies par leurs audiences pour les monétiser.
Facebook est un réseau social, qui est l'incarnation phare du type d'environnement que les marketers vont chercher à exploiter dans l'avenir et ce, d'une part parce que cette typologie de support correspond comme on l'a vu à une tendance de fond de consommation et d'autre part parce qu'elle offre l'opportunité d'un nouveau format de communication, d'interaction, plus en phase avec l'évolution des mentalités vis à vis des marques (voir sur le sujet cette présentation par exemple ).


On ne peut donc pas encore parler de succès ou d'échec de Facebook. On peut cependant constater que, à l'instar des autres grands réseaux sociaux type MySpace, Facebook a de gros atouts pour devenir un succès de business. La clé est dans la capacité de ce type de site à éduquer les annonceurs sur un nouveau format de communication où les marques n'imposent plus leur message mais deviennent des animateurs de communautés et/ou des facilitateurs. 
Elle est aussi dans leur capacité à rassurer leurs utilisateurs sur le but  de l'utilisation de leurs données qui est certes de gagner de l'argent (ce qui est tout à fait honorable) mais aussi de leur apporter un service toujours meilleur via des formats de communications plus adaptés et plus précis et grâce à des innovations que l'argent de la publicité permettra d'apporter à leur profit   

30 octobre 2008

Le web 2.0 comme moyen de justifier complètement l'appellation de portail

Dans cet article, Mediaweek nous annonce le lancement aujourd'hui aux Etats Unis de la nouvelle version du portail AOL.

Il en ressort une réorientation vers le web 2.0: possibilité de personnaliser sa page d'accueil, accès direct à ses comptes MySpace, Facebook, Twitter, Bebo qu'il sera possible d'updater depuis le portail.

Cette tendance, qui est aussi celle qu'annonce Yahoo à compter de janvier 2009, illustre que le web 2.0 est non seulement bien vivant mais qu'il est entrain de devenir la norme des plus grands carrefours d'audience. 
Outre l'adaptation à une évolution de fond dans la consommation du web, cette orientation que prennent Yahoo et AOL vise à faire en sorte bien sûr que les internautes soient le plus nombreux à passer le plus de temps possible dans leur environnement.

27 octobre 2008

7 raisons de croire à une progression des investissements publicitaires sur le web en 2009

Geoff Ramsay, le CEO d'emarketer, nous expose dans cet article les 7 raisons qui lui font prévoir une progression à deux chiffres des investissements publicitaires sur le web en 2009.


Ce sont les qualités intrinsèques du média qui sont mises en avant par Geoff Ramsay pour justifier cette prévision: traçabilité, ciblage, capacité d'interaction. A ces atouts que n'ont pas les médias traditionnels s'ajoute une croissance de la consommation du média qui n'a pas de raison de s'arrêter avec la crise.

Celle ci produira donc peut être l'effet inverse de ce que l'on craint aujourd'hui en accélérant la dimension centrale du média internet dans les stratégies des annonceurs.  

25 octobre 2008

Un blog, pour quoi faire?

Pour Paul Boutin, les blogs sont ringards et inutiles. Il nous explique, dans cet article de Wired, que l'encombrement de la toile et l'apparition de sites comme Flickr, Twitter ou Facebook font du blog un mode d'expression trop contraignant et peu efficace pour être entendu.


S'il est vrai que tenir un blog est un sacré boulot et qu'il n'est pas forcément évident "d'émerger", ce mode d'expression (en tout cas pour ce qui est des blogs pros) a pour moi une réelle utilité aussi bien pour les blogeurs que pour leurs lecteurs.
Pour les blogeurs c'est un formidable moyen de prendre du recul par rapport à ce sur quoi on s'exprime puisqu'un blog oblige à régulièrement se poser, réfléchir et structurer sa pensée. C'est aussi un très bon moteur pour se forcer à rester au fait de ce qu'il se passe. Pour ces raisons, au passage, les entreprises devraient encourager leurs cadres à blogger.
Pour les lecteurs, s'ils font un effort nécessaire de curiosité dans l'univers ultra encombré d'internet, c'est un moyen de découvrir des points de vue assez régulièrement plus originaux, plus indépendants plus approfondis que ceux des éditeurs professionnels dont les journalistes maîtrisent assez souvent approximativement le thème qu'ils traîtent et sont régulièrement contraints par l'omerta de leurs actionnaires.  

Et ces rôles que les blogs remplissent ne peuvent être remplacés par les autres types de sites web 2.0, même si ces derniers sont aussi de formidables moyens d'expression. Il est hasardeux de mon point de vue de faire un parallèle entre un blog et des sites comme Flickr, Twitter ou Facebook. Ce sont certainement des outils permettant de s'exprimer sur la toile mais les modes d'expressions qu'ils permettent sont très différents. Aucun des trois sites précédemment cités n'offre la possibilité d'approfondir, argumenter ses points de vue. Quand Paul Boutin annonce que les Flickr, Facebook et autres Twitter sont voués à remplacer les blogs, il me fait penser à ceux qui ont annoncé la disparition des journaux quand la radio puis la TV sont apparus. On connait la suite. Et la suite a eu lieu parce que chacun de ces médias joue un rôle différent.

L'excellent Enrique Dans m'a permis de découvrir cet article de Paul Boutin. Il donne d'ailleurs un point de vue très intéressant vis à vis de cet article sur ce post.

  

17 octobre 2008

Chad Hurley au Mipcom

Voici une vidéo reprenant les principaux moments de l'intervention que Chad Hurley (fondateur de Youtube) a faite cette semaine au Mipcom.

Une intéressante confrontation donc entre celui qui a créé le site le plus populaire de partage de vidéos et les plus grands producteurs de contenus de la planète. 
D'un côté le patron d'un site qui est un gigantesque succès d'audience mais qui a besoin de la collaboration de ces producteurs de contenus pour continuer à développer son audience et surtout la monétiser grâce à la diffusion de contenus officiels, seul type de format auquel les grands annonceurs acceptent d'être associés. De l'autre, des producteurs dont deux des principaux enjeux actuellement sont de faire face aux problèmes de piratage (que Youtube incarne avec quelques autres sites) et de réussir à prendre le virage du numérique.

Chad, qui comme vous le verrez a l'air un peu troublé, met en avant une argumentation en 4 points (les 4 R) pour convaincre son auditoire de développer des partenariats avec Youtube:
- Reach: l'audience importante et additionnelle que Youtube peut leur apporter
- Research: les datas que Youtube peut leur procurer sur la consommation de leurs productions, ce qui peut faire du site un laboratoire d'experimentation permettant d'identifier avec précision les contenus à plus fort potentiel
- Revenues: compte tenu de son audience et de la capacité de la maison mère de Youtube à développer des solutions pertinentes de communication, Youtube est un relais de revenus pour les producteurs
- Right management: la possibilité offerte aux producteurs de contenus de contrôler leurs droits.

Je trouve l'intervention de Chad brillante, même si encore une fois il semble très mal à l'aise.
Je pense aussi qu'au train où vont les choses, les producteurs de contenus auront de plus en plus de mal à ne pas collaborer avec un acteur comme Youtube.
 Celui ci peut de mon point de vue devenir un diffuseur de contenus vidéos multi canal (et donc entre autres TV) incontournable car en phase avec les attentes des consommateurs (à qui il offre le contrôle de leur programmation) et avec une marque déjà très forte.
Youtube est potentiellement la chaîne de TV référente de demain.


15 octobre 2008

My ads aurait pu s'appeler New ads

Un bon article d'Adweek qui analyse avec pertinence le lancement de la solution My Ads par My Space. 

My Ads est donc une plateforme qui permet d'automatiser l'achat de campagnes epub potentiellement très ciblées sur My Space (grâce à une sélection importante de critères basés sur les informations renseignées par les membres du site) dans le même esprit que ce qui existe en liens sponsorisés.
Cette solution permet d'aller chercher la long tail des annonceurs que la force commerciale de My Space (et de la plupart des autres régies) ne pourrait aller chercher de manière rentable dans une approche classique de la vente d'espace. Grâce à cette nouvelle solution, My Space cherche bien sûr à monétiser l'immense inventaire dont le site dispose.

Cette approche est probablement un moyen de résoudre les problèmes d'invendus auxquels les sites à vocation UGC doivent faire face grâce au nombre de petits et moyens annonceurs et au fait que ces derniers ont probablement moins de souci que les grandes marques à être associés à des contenus amateurs.

Outre leur pertinence sur ce type de problématique, les plateformes automatisées d'achat d'espace ont d'autres atouts qui pourront aussi profiter sinon directement aux grands annonceurs du moins à leurs agences. Elles pourront notamment améliorer la productivité du processus d'achat en automatisant les échanges et en supprimant toute la dimension négociation qui crée probablement moins de valeur qu'une mécanique d'enchère où le juste prix se fixe par un jeu plus transparent de l'offre et de la demande.

13 octobre 2008

Internet connaîtra t'il la crise?

Les pronostics vont bon train sur la capacité d'internet à résister à la crise qui se profile, comme le montre ce récent article ou celui ci ou encore celui ci.


Sauf catastrophe, mon point de vue est que le digital devrait bien réagir à cette situation. Les raisons en sont les suivantes:
- les leviers performances type affiliation ou liens sponsorisés ont un mode d'achat et/ou un mode d'optimisation qui permet aux annonceurs de contrôler assez précisément leurs ROI, sont donc rassurants dans ce type de contexte et devraient faire partie des bénéficiaires des arbitrages qu'annonceurs et agences feront dans ce contexte

- Les liens sponsorisés, outre le point précédent, devraient éventuellement bénéficier d'une conjoncture où les consommateurs accroîtront probablement leurs recherches pour débusquer la meilleure offre.
Les liens sponsorisés encore ont aussi comme énorme atout de faire profiter d'un ciblage très précis d'un public captif qui est en phase avec le besoin des annonceurs de se recentrer sur un coeur de cible dans ce type de situation

- Le display est le levier potentiellement le plus menacé. Malgré tout on peut penser que ce levier aussi sauvera les meubles face à la crise. Tout d'abord parce que lui aussi bénéficie du tracking des conversions qui est donc rassurant pour les annonceurs. Ensuite parce que les solutions de ciblage comportemental se développent à grand pas dans la plupart des régies et permettent donc d'apporter des solutions de plus en plus précises sur ce levier aussi. Ensuite encore parce qu'une croyance (plutôt souvent fondée) se développe sur l'idée que le display alimente les performances du search (croyance entretenue par Microsoft et son étude engagement mapping)

- Un aspect plus irrationnel va aussi jouer selon moi: la dimension "tendance" du web. Un consensus existe aujourd'hui sur le caractère incontournable et la nécessité de monter en puissance sur ce média. Annonceurs et agences auront donc probablement peur d'apparaître comme réactionnaires, dépassés à ne pas continuer à monter en puissance sur les leviers digitaux.
Et c'est tant mieux, parce que c'est vraiment un média incroyable.

12 octobre 2008

Le web 2.0 est il mort?

Michael Arrington, du remarquable Techcrunch, nous a annoncé cette semaine la mort du web 2.0, provoquée par la terrible crise financière que nous sommes entrain de vivre.

Qu'a t'il bien pu se passer pour que ce mode de consommation du web en pleine croissance soit si brutalement stoppé par des événements dont l'impact sera certainement lourd sur la consommation mais dont l'effet se fait par ailleurs plutôt progressivement que brutalement ressentir en termes de comportement des consommateurs.

Michael Arrington associe en fait le web 2.0 à un terme galvaudé qui regroupe tout les excès que l'univers du web a de nouveau connu depuis quelques années et il pense que la crise financière que nous sommes entrain de vivre assainira la situation de ce point de vue là et permettra de recentrer les financements des sociétés internet essentiellement vers des projets sérieux.

Si je suis d'accord avec Michael Arrington sur le fait que la notion de web 2.0 est largement galvaudée, je ne partage pas son point de vue sur la disparition de ce qu'elle recouvre. En effet si nous nous en tenons à la définition d'origine de ce qu'est le web 2.0, que je résumerais en 3 termes, personnalisation, participation, communautés, on s'aperçoit que cette notion n'a non seulement pas disparue mais qu'elle est en route pour devenir  un phénomène de consommation de masse. Les succès d'audience de Facebook, de IGoogle, de My Space en sont de parfaites illustrations. Plus encore, les sites "traditionnels" se réinventent pour coller à cette tendance lourde de consommation comme le montre Yahoo avec son projet Metro. 

10 octobre 2008

Le search marketing s'adapte à l'Iphone

Un article d'Adweek nous révèle que Google offrirait bientôt l'opportunité d'adapter ses campagnes de liens sponsorisés aux consommateurs de web sur l'Iphone.


L'utilisateur du moteur phare sur un Iphone se verrait ainsi proposé par exemple des liens payants avec une mécanique de click to call ou renvoyant vers un site spécifique au terminal si celui ci existe.

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