« août 2007 | Accueil | octobre 2007 »

septembre 2007

30 septembre 2007

Les mondes virtuels au delà des difficultés de Second Life

Emarketer vient de publier un dossier très intéressant sur les mondes virtuels.
Au delà des résultats décevants de Second Life, il montre qu'ils sont déjà très attractifs auprès des enfants et adolescents et prévoit une forte croissance de cette catégorie de sites dans les prochaines années.

Aux Etats Unis, loin devant Second Life, 10 sites ont une audience supérieure à 1 million de visiteurs uniques et 4 d'entre eux sont au delà des 4 millions de V.U par mois (Webkinz, Club Penguin, Neopets et Zwinktopia). D'après emarketer, 8.2 millions des 3-17 ans américains se connectent tous les mois à ce type de sites. Ils représentent 24% de cette tranche d'âge.
Les grands groupes médias saisissent déjà l'opportunité que ces mondes virtuels présente puisque Viacom avait racheté Neopets en 2005 et Disney vient de racheter Club Penguin pour 350 millions de dollars. Il est à noter qu'au delà du succès d'audience de ces sites, ceux ci sont aussi un moyen pour les groupes medias de trouver un relais de croissance où ils n'aront pas à faire face au problème endémique du piratage.

Dans son dossier, Emarketer estime que le succès des mondes virtuels n'est qu'à son commencement auprès des enfants et des adolescents puisqu'il prévoit qu'en 2011 20 millions des 3-17 ans américains (soit 53% de cette population) s y connecteront tous les mois.
Le dossier fait aussi état du fait que nombreux sont ceux qui pensent que ce succès va s'élargir aux adultes et vont jusqu'à voir dans les mondes virtuels l'incarnation du web 3.0. L'argument qui sous tend cette prévision est que, comme les enfants sont de plus en plus nombreux à surfer sur ces sites, ils s'habitueront à un internet en 3D qui ainsi se généraliserait.
Why not mais ce dernier point me semble quand même bien lointain et hypothétique.

28 septembre 2007

Canon les Dim Dim girls!

De manière générale je trouve que trop d'annonceurs surfent sur les événements calendaires, sportifs voire maintenant politiques. Depuis le début de la coupe du monde de rugby c'est par exemple l'overdose de marques qui essaient d'exploiter l'événement dans leurs pubs. Je serais curieux de connaître l'impact de la plupart de ces campagnes qui selon moi n'émergent pas en parlant de la même chose que tout le monde.

Ceci dit, je trouve que Dim et l'agence FFL ont offert un magnifique contre exemple lors du match France Irlande où de splendides jeunes femmes commandités par la marque et l'agence se trémoussaient en lingerie fine dans les tribunes, ce qui n'a pas échappé aux cameramen de TF1 qui ont permis à la marque de montrer ses superbes produits à 15 millions de téléspectateurs, ébahis j'imagine, pour le prix de 6 places au Stade de France.

Par rapport à cette opé, on peut se dire que l'attribution marque peut difficilement se faire. Face à cette potentielle objection, je pense que cet événement terrain est suffisamment fort pour générer des RP qui contribueront à cette attribution. Par ailleurs, j'ai pu lire sur le site Influencia qu'une campagne d'affichage reprendra en octobre le thème de cette opération terrain astucieuse qui devrait sceller définitivement l'attribution marque.

En cadeau, quelques images de l'événement:

">Dim Dim girls

23 septembre 2007

Second life passe la barre des 100 000!

Le site probablement le plus médiatique du 1er semestre 2007 a passé la barre des 100 000 visiteurs uniques en août: il a été en effet visité en France par 98 000 personnes! (source Nielsen netratings)
Cette fois ci, je suis d'accord avec l'argument de la saisonnalité qui a probablement contribué à la poursuite de la dégringolade.

Web 2.0: à propos du livre d'Andrew Keen

Une polémique est née aux USA cet été autour de la sortie du livre d'Andrew Keen, The cult of the amateur.
Ce dernier, enfant du web 1ère génération, y critique vivement le web 2.0 qui ferait peser de graves menaces sur la culture et l'économie des médias et de l'entertainment. Selon lui en effet, le web participatif innonderait la toile de propos superficiels et faux. Il faciliterait le plagiat, la manipulation de l'information et mettrait en danger les acteurs "institutionnels" en leur volant leur audience, leur contenu et en masquant la vérité et la profondeur dont ils auraient le monopole.

Le livre est intéressant parce qu'en mettant en cause un phénomène qui fait l'objet d'un large consensus positif, il fait se poser des questions sur celui ci. Je rejoins certains points d'Andrew Keen comme les risques liés au manque de fiabilité de l'information et à la manipulation que facilite le web 2.0. Je ne partage cependant pas la plupart de ses autres points de vues.

Par rapport à la menace que fait peser le web 2.0 sur la culture, je pense qu'Andrew Keen se trompe pour deux raisons.
La première est qu'il surestime le rôle des médias traditionnels dans ce domaine. Les groupes médias les plus puissants (ceux donc les plus influents) n'ont pas attendu la naissance de la blogosphère pour produire de la superficialité. Celle ci est liée au fait qu'ils n'ont pas comme objectif de cultiver leur audience mais de maximiser leur profit. Pour y parvenir, la plupart ont un modèle économique basé sur la pub qui les pousse à poursuivre des stratégies de programmation visant à attirer la plus grande audience. Pour y parvenir, ils se doivent d'adapter le contenu qu'ils délivrent aux attentes du plus grand nombre, ce qui aboutit à un contenu tout aussi peu enrichissant intellectuellement que la plupart du contenu émanant du web 2.0.
L'autre raison pour laquelle je ne partage pas ce point de vue d'Andrew Keen est qu'il considère que seuls les journalistes ont l'expertise nécessaire pour avoir des propos pertinents sur quel que sujet que ce soit. C'est bien évidement faux. Un journaliste intervenant sur le marketing par exemple sera la plupart du temps moins pertinent qu'un professionnel confirmé de ce domaine. Or le web 2.0 permet aux experts de prendre la parole auprès du plus grand nombre. C'est donc clairement une source potentielle d'enrichissement intellectuel.

Par rapport à la menace que le web 2.0 fait peser sur l'industrie des medias et du divertissement, celle ci est probablement réelle pour l'industrie du disque qui doit inventer de nouveaux modèles économiques pour continuer à prospérer. Pour les médias en revanche la menace est selon moi moins grande. Ils doivent certes s'adapter aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes de consommation, mais ils possèdent un certain nombre d'atouts pour surnager dans ce brouhaha et continuer à capter une large part de l'audience. Ces atouts sont leurs marques, leurs droits, leur expertise et leurs moyens financiers. En outre le modèle économique dominant du web est le même que celui qu'ils maîtrisent: la pub.

Des extraits du livre d'Andrew Keen en cliquant ici

04 septembre 2007

La rumeur enfle autour du Gphone

Un article intéressant sur l'éventuel lancement du Google phone publié aujourd'hui dans le Los Angeles Times:

A Google phone is the talk of the blogosphere

01 septembre 2007

RIM: rumeur de rachat par Microsoft

C'est notamment Enrique Dans qui en parle et qui donne un point de vue étayé sur cet éventuel rachat:

Microsoft comprando RIM? Creo (y espero) que no...

Le rachat de Nextedia par Lagardère: une remontée en force dans la chaîne de valeur

En annonçant le rachat de Nextedia, Lagardère a créé la surprise. Beaucoup de monde pensait que l'agence interactive serait rachetée par un groupe de communication.

On sait que les ambitions de Lagardère dans le digital sont grandes. Dans ce cadre, les raisons du rachat sont doubles:
- Insuffler une plus grande expertise web au sein du groupe et permettre aux marques media maison de devenir plus référentes sur le web pour qu'elles soient plus systématiquement intégrées dans les dispositifs médias.
- Monter dans la chaîne de valeur marketing en offrant aux annonceurs une prestation plus stratégique que de la vente d'audience.

Quand on sait que les domaines d'expertise forts de Nextedia sont sur les leviers performances, on se dit que le rachat permettra notamment de:
- Créer davantage de trafic sur les sites Lagardère grâce à leur meilleure émergence dans les moteurs de recherche.
- Permettre aux annonceurs présents sur les sites Lagardère de bénéficier d'un meilleur rendement en termes de génération de trafic et de transformation.

Si je trouve bien sûr hyper pertinent de la part de Lagardère d'être très offensif sur le digital et de vouloir remonter dans la chaîne de valeur, je suis assez mitigé vis à vis de ce rachat.

Par rapport à la meilleure émergence dans les moteurs de recherche, je me dis qu'il serait probablement moins coûteux de faire appel aux conseils d'un prestataire exterieur que de racheter une société.

Par rapport à l'optimisation du rendement des campagnes, Lagardère entre en concurrence avec une catégorie d'intermédiaires incontournables à ce jour, les agences medias, alors que les sites de Lagardère Active sont encore loin d'être incontournables (ça changera peut être mais c'est loin d'être encore fait).

De mon point de vue, il aurait fait davantage sens de racheter une structure dont l'expertise est plus axée sur la création. De cette manière, Lagardère aurait pu:
- remplir son objectif de remonter dans la chaîne de valeur marketing
- en proposant une prestation complémentaire et non concurrente des agences médias
- tout en proposant des synergies entre contenus éditoriaux et publicitaires permettant de donner vie à un format de communication probablement appelé à un bel avenir et encore peu exploité, le brand entertainment.

pubs

Liens

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner

juillet 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31