Michael Arrington, du remarquable Techcrunch, nous a annoncé cette semaine la mort du web 2.0, provoquée par la terrible crise financière que nous sommes entrain de vivre.
Qu'a t'il bien pu se passer pour que ce mode de consommation du web en pleine croissance soit si brutalement stoppé par des événements dont l'impact sera certainement lourd sur la consommation mais dont l'effet se fait par ailleurs plutôt progressivement que brutalement ressentir en termes de comportement des consommateurs.
Michael Arrington associe en fait le web 2.0 à un terme galvaudé qui regroupe tout les excès que l'univers du web a de nouveau connu depuis quelques années et il pense que la crise financière que nous sommes entrain de vivre assainira la situation de ce point de vue là et permettra de recentrer les financements des sociétés internet essentiellement vers des projets sérieux.
Si je suis d'accord avec Michael Arrington sur le fait que la notion de web 2.0 est largement galvaudée, je ne partage pas son point de vue sur la disparition de ce qu'elle recouvre. En effet si nous nous en tenons à la définition d'origine de ce qu'est le web 2.0, que je résumerais en 3 termes, personnalisation, participation, communautés, on s'aperçoit que cette notion n'a non seulement pas disparue mais qu'elle est en route pour devenir un phénomène de consommation de masse. Les succès d'audience de Facebook, de IGoogle, de My Space en sont de parfaites illustrations. Plus encore, les sites "traditionnels" se réinventent pour coller à cette tendance lourde de consommation comme le montre Yahoo avec son projet Metro.
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